TRIBUNE LIBRE RN 974
La démolition récente à la Pointe au Sel a suscité une vague d’indignation légitime. Comme celle du maire
de Saint-Leu qui a eu parfaitement raison de protester. Je mets de côté les postures politique de surface,
d’autres élus qui au pouvoir depuis vingt ans et qui n’ont jamais agi.
Une vérité fondamentale doit être proclamée : le Conservatoire du littoral n'a pas tous les droits.
En agissant ainsi avec une brutalité administrative aveugle sous couvert de protection de l'environnement,
cet établissement public a commis une erreur de droit monumentale : il a confondu une propriété
patrimoniale légitime avec une vulgaire construction sauvage. Combien de situations comme la Pointe au
Sel sur notre littoral ?
Au-delà, le patrimoine et l'histoire : des droits supérieurs à la technocratie
Cet acte pose une question de civilisation : qu'est-ce qui a le plus de valeur ? Un texte réglementaire
appliqué sans discernement depuis un bureau parisien, ou la mémoire vivante de notre territoire ?
L'aspect patrimonial et historique est non seulement aussi important, mais il est en réalité bien supérieur à
une interprétation rigide des textes environnementaux. Ce littoral n’est pas une terre vierge de toute
humanité que l’on doit « sanctuariser » en chassant ceux qui l'habitent. Des familles y vivent depuis des
générations, bien avant que les notions de « classement » ou de « loi littorale » n’apparaissent. Chaque mur
de pierre, chaque rangée d'arbres, chaque champ, chaque jardin témoigne d'une identité et d'une continuité
historique.
En rasant un bâtiment presque centenaire, le Conservatoire n'a pas protégé la nature : il a amputé notre
mémoire collective. Une habitation ancienne n'est pas une agression contre le paysage, c'est un fragment
d'histoire qui fait partie intégrante de l'écosystème local.
Inverser le rapport de force : imposer l’avis de La Réunion dans la loi
Le véritable problème réside dans des outils législatifs mal calibrés. Le Code de l'environnement et la Loi
Littorale de (1986) doivent impérativement être amendés pour introduire une clause de protection
mémorielle et patrimoniale contraignante. L'avis des maires et des collectivités locales ne doit plus être
simplement consultatif , ce qui s'apparente à une insulte à la démocratie locale, mais bien conforme et
obligatoire.
Aucune démolition ne devrait pouvoir se faire sans l'accord du maire.
Défendre notre littoral c'est exiger que les lois respectent l'antériorité de ceux qui ont façonné notre terre. Le
Conservatoire du littoral doit respecter le patrimoine.
En 2027, le RN présentera aux Réunionnais des modifications législatives afin de ne pas laisser la
bureaucratie dicter sa loi. La loi n'est respectée que si elle est comprise. Changeons-la.
Jean Jacques MOREL
Délégué Départemental RN974
Conseiller Régional RN
de Saint-Leu qui a eu parfaitement raison de protester. Je mets de côté les postures politique de surface,
d’autres élus qui au pouvoir depuis vingt ans et qui n’ont jamais agi.
Une vérité fondamentale doit être proclamée : le Conservatoire du littoral n'a pas tous les droits.
En agissant ainsi avec une brutalité administrative aveugle sous couvert de protection de l'environnement,
cet établissement public a commis une erreur de droit monumentale : il a confondu une propriété
patrimoniale légitime avec une vulgaire construction sauvage. Combien de situations comme la Pointe au
Sel sur notre littoral ?
Au-delà, le patrimoine et l'histoire : des droits supérieurs à la technocratie
Cet acte pose une question de civilisation : qu'est-ce qui a le plus de valeur ? Un texte réglementaire
appliqué sans discernement depuis un bureau parisien, ou la mémoire vivante de notre territoire ?
L'aspect patrimonial et historique est non seulement aussi important, mais il est en réalité bien supérieur à
une interprétation rigide des textes environnementaux. Ce littoral n’est pas une terre vierge de toute
humanité que l’on doit « sanctuariser » en chassant ceux qui l'habitent. Des familles y vivent depuis des
générations, bien avant que les notions de « classement » ou de « loi littorale » n’apparaissent. Chaque mur
de pierre, chaque rangée d'arbres, chaque champ, chaque jardin témoigne d'une identité et d'une continuité
historique.
En rasant un bâtiment presque centenaire, le Conservatoire n'a pas protégé la nature : il a amputé notre
mémoire collective. Une habitation ancienne n'est pas une agression contre le paysage, c'est un fragment
d'histoire qui fait partie intégrante de l'écosystème local.
Inverser le rapport de force : imposer l’avis de La Réunion dans la loi
Le véritable problème réside dans des outils législatifs mal calibrés. Le Code de l'environnement et la Loi
Littorale de (1986) doivent impérativement être amendés pour introduire une clause de protection
mémorielle et patrimoniale contraignante. L'avis des maires et des collectivités locales ne doit plus être
simplement consultatif , ce qui s'apparente à une insulte à la démocratie locale, mais bien conforme et
obligatoire.
Aucune démolition ne devrait pouvoir se faire sans l'accord du maire.
Défendre notre littoral c'est exiger que les lois respectent l'antériorité de ceux qui ont façonné notre terre. Le
Conservatoire du littoral doit respecter le patrimoine.
En 2027, le RN présentera aux Réunionnais des modifications législatives afin de ne pas laisser la
bureaucratie dicter sa loi. La loi n'est respectée que si elle est comprise. Changeons-la.
Jean Jacques MOREL
Délégué Départemental RN974
Conseiller Régional RN