Stéphanie Cazal : PEC : ceux qui les défendent accepteraient-ils cette précarité pour leurs propres enfants ?



Vous êtes mobilisé devant la préfecture pour défendre le maintien des contrats PEC, et cela peut se comprendre. Mais il est aussi important d’entendre la voix des citoyens ordinaires, de celles et ceux qui se lèvent chaque matin avec l’espoir d’obtenir un véritable emploi, un CDI, un revenu stable leur permettant de faire vivre leur famille dignement.


Je me permets de réagir

Car la question de fond est la suivante :
Les personnes qui défendent aujourd’hui les contrats PEC souhaiteraient-elles, pour leurs propres proches, des contrats précaires… ou plutôt des emplois stables, correctement rémunérés et sécurisés ?

Personne n’aspire à vivre dans l’incertitude.

Personne ne peut construire sereinement son avenir avec des contrats temporaires et la crainte permanente du lendemain.

Oui, les contrats PEC peuvent constituer une solution transitoire utile pour certaines familles en difficulté. Mais notre population mérite mieux qu’un enchaînement de dispositifs précaires.

Elle mérite de véritables perspectives : des emplois durables, des formations qualifiantes et une politique économique capable de créer de l’activité, de la stabilité et de l’espoir.

Le rôle des responsables politiques ne devrait pas se limiter à gérer la précarité, mais avant tout à créer les conditions permettant à chacun de vivre dignement de son travail.


Dans la même rubrique :