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​À Saint-Benoît, au cœur d’une tradition réunionnaise : rencontre avec Maxime Samarapaty



KNEWS est allé dans l’Est de La Réunion, à Saint-Benoît, à la rencontre de Maxime Samarapaty, propriétaire d’un rond de coqs et passionné d’une pratique profondément ancrée dans l’histoire populaire de l’île. Aux côtés de Jean-Jacques Morel, nous avons surtout voulu comprendre ce que représente encore aujourd’hui cet univers pour ceux qui le font vivre.


Chez Maxime Samarapaty, cette histoire commence presque par hasard. Ce sont d’abord ses fils, encore jeunes, qui s’intéressent aux coqs. Lui-même se montre alors plutôt sceptique. Il leur rappelle qu’il faut travailler, aller à l’école et construire son avenir.

Mais, au fil du temps, par les rencontres, les amis et l’ambiance qui entoure cette pratique, le père finit lui aussi par se prendre au jeu.

« Aujourd’hui, le papa est dedans ! », résume-t-il avec le sourire.

Une passion, mais surtout un lieu de rencontres

Au-delà des combats eux-mêmes, Maxime insiste sur ce qui, à ses yeux, fait l’âme du rond : les rencontres, les discussions, la camaraderie et le plaisir de se retrouver.

Dans de nombreux quartiers réunionnais, ces lieux ont longtemps constitué des espaces de sociabilité populaire. On y retrouve des connaissances, on discute, on plaisante et on partage un moment ensemble.

Pour Maxime, c’est cette ambiance qui explique en grande partie son attachement à cette tradition.

« Nous rencontre les amis, nous rencontre tout le monde… Nous réunit à nous. »

Une phrase simple qui résume sa vision : derrière le rond, il y a aussi une communauté.

Une tradition aujourd’hui questionnée

La question de l’avenir des combats de coqs ne peut cependant pas être évitée. Cette pratique historique est aujourd’hui confrontée à une évolution profonde du regard porté sur la condition animale.

Pour ceux qui, comme Maxime Samarapaty, ont grandi avec cet univers, sa disparition signifierait aussi la disparition d'une partie d'une culture populaire et de lieux de rencontres qui ont traversé les générations.

« La bataille coq est dans l’identité de La Réunion », affirme-t-il.

Un attachement qui n’efface pas le débat de société autour de la souffrance animale, mais qui permet de comprendre pourquoi le sujet suscite encore autant de passion.

KNEWS, au plus près de La Réunion profonde

Cette soirée à Saint-Benoît aura surtout permis d’écouter ceux qui vivent cette tradition de l’intérieur.

Car raconter La Réunion, c’est aussi aller dans ses quartiers, rencontrer ceux qui perpétuent ses pratiques populaires et recueillir leur parole, y compris lorsque celles-ci font débat.

Une rencontre avec Maxime Samarapaty, entre transmission familiale, camaraderie et attachement à une tradition réunionnaise dont l’avenir pose aujourd’hui question.



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