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​Christine Enguerrand : « Il ne faut pas laisser les autres décider à notre place »



Dans notre série Portraits de Réunionnais qui s’engagent, nous partons cette fois à Saint-Leu, à la rencontre de Christine Enguerrand. À 56 ans, mariée, mère de deux enfants et grand-mère de quatre petits-enfants, elle nous parle de son territoire, de son engagement politique et de cette proximité avec les habitants qu’elle veut placer au cœur de son action.


Saint-Leu, entre mer et montagne

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Christine Enguerrand vit à Saint-Leu, du côté de La Chaloupe. Et lorsqu’on lui demande ce qui fait la force de sa commune, la réponse vient naturellement : sa diversité.

Le littoral, les plages, la pêche et le poisson frais, le tourisme, mais aussi les Hauts et la montagne : Saint-Leu réunit, selon elle, plusieurs visages de La Réunion.

Une commune dynamique à laquelle elle est profondément attachée.

Un engagement assumé au RN

Christine explique avoir rejoint le Rassemblement National parce qu’elle dit se reconnaître dans ses valeurs et dans plusieurs de ses priorités : le travail, la sécurité et l’immigration.

Mais son rôle de déléguée communale, elle veut surtout l'inscrire dans le concret.

Son objectif : créer du lien, aller à la rencontre des habitants, mieux connaître les réalités des différents quartiers et faire remonter leurs difficultés.

Écouter les problèmes pour essayer d’apporter des réponses au plus près du terrain.

« Chaque voix compte »

Christine adresse aussi un message particulier à ceux qui se détournent des urnes, notamment les plus jeunes.

Pour elle, le droit de vote ne doit jamais être considéré comme quelque chose de banal. Elle rappelle les combats menés par les générations précédentes et notamment celui des femmes pour obtenir le droit de vote.

Son message est simple :

« Il faut aller voter. Chaque voix compte. Il ne faut pas laisser les autres décider à notre place. »

Une invitation également adressée aux jeunes femmes : utiliser un droit pour lequel d'autres se sont battues avant elles.

Séga et maloya : deux facettes d'une même île

Le portrait devient ensuite plus personnel.

Son endroit préféré à La Réunion ? Saint-Leu, évidemment, et particulièrement ses Hauts.

Entre séga et maloya, Christine refuse de choisir. Pour elle, les deux racontent quelque chose de La Réunion : le séga pour son côté festif et familial ; le maloya pour la culture, les racines et l'identité réunionnaises.

Chez les autres, elle recherche avant tout la sincérité et l’amitié franche. Ce qu’elle supporte beaucoup moins ? L’hypocrisie.

Et lorsqu’on lui demande finalement ce que signifie « servir sa commune », Christine revient à l’essentiel :

être proche des habitants, les écouter et chercher des solutions utiles à leur quotidien.

Car derrière l’engagement politique, c’est bien cette idée qu’elle veut défendre : une politique qui commence par la proximité avec la population.

KNEWS – Portraits de Réunionnais qui s’engagent


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