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​Le Chaudron : quand le rodéo bascule dans la violence



Jets de projectiles, barricades, policiers pris pour cible : dimanche soir, le Chaudron a une nouvelle fois été le théâtre de graves tensions.


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Dans la soirée du dimanche 6 septembre, des rassemblements et des rodéos sauvages ont été signalés aux abords de l'aéroport Roland-Garros puis dans le quartier du Chaudron, à Saint-Denis.

Dans le secteur de la rue Roger-Payet, la situation a dégénéré. Des barricades ont été dressées et des policiers ont essuyé des jets de projectiles. Plusieurs unités ont été mobilisées et du gaz lacrymogène a été utilisé pour disperser les groupes. Une personne a été interpellée. Selon les racontards de ce lundi matin par des blogs internet, deux policiers ont été légèrement blessés.

Le Chaudron mérite mieux

Il ne s'agit pas de montrer du doigt tout un quartier pour les actes de quelques-uns. Le Chaudron, ce sont d'abord des milliers d'habitants, des familles, des travailleurs, des jeunes, des associations et des commerçants qui aspirent simplement à vivre tranquillement.

Mais il faut aussi appeler les choses par leur nom.

Un rodéo sauvage n'est pas une animation de quartier. Des barricades ne sont pas un jeu. Et lancer des projectiles sur des policiers n'est pas une manière d'exprimer son mécontentement.

Quand la rue impose ses règles, ce sont d'abord les habitants du quartier qui en paient le prix.

Les Réunionnais sont donc en droit de demander des réponses : comment empêcher que de tels rassemblements dégénèrent ? Les moyens policiers sont-ils suffisants ? Quelle prévention est menée auprès des plus jeunes ? Et surtout, quelle réponse sera apportée aux auteurs des violences ?

Le retour au calme ne peut pas signifier le retour à l'oubli.

La sécurité n'est ni de droite ni de gauche. C'est le premier droit de ceux qui vivent au Chaudron comme partout ailleurs à La Réunion.

KNEWS — informer, questionner, ne pas détourner le regard.


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