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​Sécurité : davantage de moyens et des formations implantées Outre-mer



Le projet lie protection des frontières, lutte contre les trafics et recrutement local dans les métiers de la sécurité.


Trafic de drogue, immigration clandestine, pêche illégale et criminalité organisée : les Outre-mer sont confrontés à des menaces spécifiques que les moyens actuels ne permettraient pas toujours de traiter efficacement.

Le document du RN propose de renforcer les effectifs de police, de gendarmerie et de surveillance maritime. Une attention particulière est portée à Mayotte et à la Guyane, où la maîtrise des frontières constitue une urgence quotidienne, ainsi qu’aux Antilles dans la lutte contre les stupéfiants.

La stratégie prévoit aussi une diplomatie plus ferme avec les États voisins. L’octroi de visas pourrait notamment être conditionné à la coopération des pays concernés pour reprendre leurs ressortissants en situation irrégulière.

Le volet migratoire du projet comprend par ailleurs la fin du droit du sol, la priorité nationale pour l’emploi et le logement social ainsi qu’une restriction de certaines prestations. Ces propositions, politiquement sensibles, supposeraient des modifications législatives et, pour certaines, un référendum selon le texte.

Une mesure intéresse directement l’ensemble des territoires : la création d’écoles ultramarines de formation aux métiers de la sécurité. Le but serait de recruter davantage de policiers, de gendarmes et d’agents municipaux originaires des territoires concernés.

À La Réunion, cette orientation répond à une attente souvent exprimée : reconnaître les compétences locales et permettre aux jeunes Réunionnais d’accéder plus facilement aux responsabilités. La sécurité ne se résume pas à des renforts temporaires. Elle exige des effectifs durables, une présence de terrain et des professionnels qui connaissent le territoire.


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